Peu de choses à dire. Beaucoup à hurler. Oui hurler. Jusqu'à s'en arracher les poumons. J'ai envie de pleurer aussi mais il fait trop chaud, mes yeux sont secs. Vomir. Vomir cette chose noire et visqueuse qui grandit derrière mon plexus solaire. Cette HAINE. Je ne veux pas de ce corps étranger en moi. Mais plus je me débats plus elle revient. Elle me susurre des mots à l'oreille. Des mots que j'aurais voulu que tu me dises. Elle me parle de lui, l'inconnu, mon remplaçant. Pourquoi si vite ? Pas de réponse. Parce que c'est comme ça. Parce que je fais partie de la race des "amoureux transis". Vous savez, ce personnage secondaire un peu ridicule dans les comédies sentimentales, le moche souvent obèse, celui qui passe deux heures sous la pluie pour dire "bonjour" en begayant à la fille qu'il aime, et qui la voit partir à la fin du film avec ce connard de héros ? Bon bah c'est moi.TRISTESSE. J'aurais voulu que tu me mentes. Que tu me dises les choses autrement. Que tu fasses semblant d'être triste. J'aurais pu arracher cette chose noire et la jeter loin. Mais cette autocomplaisance geignarde ! Insupportable.ESPOIR ? Peut-être. Peut-être le bout du tunnel. Peut-être elle. Mais je ne pourrais pas me consacrer à quelqu'un d'autre tant que tu seras à la première place. Tant que j'aurais tant envie de te faire du mal. Je te hais et je t'aime. C'est trop violent... Tout le monde mérite mieux que d'être un lot de consolation...I DON'T WANNA SIT ON A LEMON TREE !
Je me demande pourquoi j'écris encore... personne ne me lit de toutes façons.